Interview avec Jean-Marie Francius
Fabiano Busdraghi: Comment se concilie le travail de photographe professionnel avec tes propres travaux personnels ? Est-ce que tu pense que chaque travail commercial est une expression pure de ta créativité, ou est-ce que les commissions impliquent un compromis souvent trop lourd ?
Jean-Marie Francius: Ah ! le Travail Professionnel… Je fais des portraits pour des magazines et un peu de pub. On te choisi pas forcément pour ton imagerie. Le choix des photographes est souvent abscons (…) d’où la nécessité de faire des images perso, celles qui à défaut d’enrichir, forgent votre vision (…)
En ce qui concerne la créativité dans le travail commercial, c’est presque un gros mot ! Hélas ! Les directeurs artistiques sont rares et les bons font les photos eux-même !
Quand j’étais assistant les affiches, les campagnes de pub donnaient envie de faire aussi bien, voir mieux. Aujourd’hui, c’est de la réclame ! Jolie, retouchée, mais de la réclame ! La rentabilité à pris le pas sur la création, adieu les campagnes Guy Bourdin et Charles Jourdan. Heureusement il reste l’édition où de jolis et intelligents projets voient le jour !
Fabiano Busdraghi: Tous les photographes ont des « photo jamais faite ». Des imagines que pour le limites techniques du moment, lenteur, manque de matériel, fautes etc n’ont été jamais prise, et sont perdues pour toujours. Parfois c’est un choix, voit la photo mais on préfère laisser l’appareil entre ses mains, et regarder seulement avec les yeux pour se réjouir pleinement de la réalité. Je m’attache personnellement souvent à des « photo jamais faite » elles deviennent un très bon souvenir. Peux tu nous raconter une de tes « photo jamais faite » ?
Jean-Marie Francius: J’ai un panthéon perso de « photo jamais faite »
Toutefois : il y à quelques années, pour L’arbre de Noël de l’Elysée, le comité des fêtes et réjouissances, eu la bonne idée de donner un spectacle de Clown en ce joli palais… Vers 21h00… les Clowns, n’étant toujours pas en piste !
La brillante organisation présidentiel dépêchât une voiture officiel et une paire de motards républicains, avec l’impérieuse mission d’amener les deux augustes dans l’instant !
Habillés, maquillés, chapeautés, les joyeux rigolos s’enfournèrent dans la voiture… le cortège à vive allure descendait les Champs Elysée… avec aux fenêtres deux « passagers » saluant tout sourire des piétons ébahis !
Voilà ! J’aurais voulu faire cette image !
Fabiano Busdraghi: Et l’histoire d’une des images qui accompagnent l’interview?
Jean-Marie Francius: La photo qui à initier ma série Les Anges.
La fin d’une séance et le dernier Polaroïd ! J’étais tellement fébrile, je l’ai partiellement déchiré en voulant le nettoyer…c’est une image que j’aime beaucoup, la survivante fragile d’une belle journée…
Fabiano Busdraghi: Un photographe dont tu aime très particulièrement le travail et pourquoi.
Jean-Marie Francius: Diane Arbus, qui pendant douze années à photographier une Amérique loin du « rêve ». Celle d’une population décalée. Elle à sue simplement nous montrer une autre face et derrière une apparente facilité il y à là toute la conviction et l’obstination d’une grande artiste, c’est implacable de Vérité.
A lire : Patrick Roegiers « Diane Arbus ou le rêve du naufrage », Perrin.
Fabiano Busdraghi: Quel livre tu es en train de lire dans ce moment? Que musique tu aime? Quelques films préférés?
Jean-Marie Francius: Les livres, j’ai une façon chaotique de lire, j’ai des bouquins sous mon lit, dans mes sacs, mes vestes, même dans mon labo photo !
En ce moment je lis Jim Harrison : la bouffe, le vin, les amis…
Musique : beaucoup de reggae.
Films : No country for old men (Ce pays n’est pas pour le vieil homme) des frères Cohen.
Fabiano Busdraghi: En ce moment tu es en train de travailler sur quel sujet ? Comment il se différencie par rapport à tes travaux précédents ? Est-ce que tu as quelque projet pour l’avenir qui tu n’as pas encore commencé ?
Jean-Marie Francius: Actuellement, je travaille sur des triptyques, des nus (…), des portraits, des petites histoires.
Tout ce petit monde en noir et blanc, avec un peu de gris aussi…
Jean-Marie Francius est représenté par la galerie Chambre avec vues. Il est aussi possible de voir les autres photos de la série les Anges ou de la série Discrètes apparences.
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Camera Obscura » Les Anges, Jean-Marie Francius
said, 14 June 2008 @ 2:38 PM :
[...] le foto della serie Discrete Apparenze o leggere l’intervista a Jean-Marie Francius. Salva questo articolo in PDF Per gli articoli divisi su diverse pagine il pdf include [...]
Camera Obscura » Discrètes apparences, Jean-Marie Francius
said, 14 June 2008 @ 2:41 PM :
[...] la galleria le foto della serie Angeli o leggere l’intervista a Jean-Marie Francius. Salva questo articolo in PDF Per gli articoli divisi su diverse pagine il pdf include [...]
Mirko
said, 15 June 2008 @ 9:16 AM :
Ottima intervista Fabiano.
Mi piace l’approccio di questo fotografo. Mi ha fatto pensare a Roger Ballen per come l’uso dello strumento fotografico sembra in qualche modo una soluzione veloce per disegnare un’immagine su un supporto. Un approccio più genuinamente pittorico che fotografico insomma, ma con una padronanza del mezzo fotografico certamente da non sottovalutare.
Fabiano Busdraghi
said, 15 June 2008 @ 11:02 AM :
Ciao Mirko, grazie del commento. Jean-Marie è una persona molto decontratta, spontanea, gioiosa e con un sacco di classe, tutte doti che si riflettono nel suo modo di fare fotografia.
Ho visto su photoaddict che ti è veramente piaciuto molto Roger Ballen, mi sembra giusto perché è in assoluto uno dei migliori fotografi al mondo, un vero genio. Jean-Marie sarà sicuramente contento del paragone.
A proposito di photoaddict: non so come diavolo fai a vedere così tante immagini ogni giorno, moltissime fra l’altro splendide. Il titolo del tuo blog è proprio azzeccatissimo, sei proprio ossessionato dalla fotografia! Bene comunque, photoaddict è una fonte inesauribile di scoperte. Sai, l’ho detto spesso su Camera Obscura, i blog si dividono in due categorie: quelli che si limitano a riportare eventi e siti trovati in rete e quelli che generano contenuto originale come il mio. Entrambi sono interessanti, però ho sempre pensato che chi si limita a postare link faccia un lavoro un po’, come dire… facilotto. Nel tuo caso la mole enorme di post giornalieri e la qualità dei link mi ha decisamente fatto cambiare idea. Insomma, tutto sta nel come si fanno le cose.
Mirko
said, 15 June 2008 @ 3:54 PM :
photoaddict è nato essenzialmente da un’esigenza mia: avere un posto dove poter tenere traccia della enorme mole di input che producono le mie navigazioni alla scoperta di contenuti da approfondire poi su Idee in Bianco e Nero. Andrebbe considerato quindi più come una sorta di blocco degli appunti condiviso. Anche Idee in Bianco e Nero è una sorta di notebook condiviso fra noi che ci scriviamo ma lo scopo è più espressamente divulgativo. Inoltre, poiché su Idee in Bianco e Nero ci siamo dati delle regole piuttosto rigide riguardo l’uso delle immagini (ad esempio non potremmo mai pubblicare qualcosa di Koudelka perché Magnum, giustamente, non ci darebbe mai i diritti se non dietro un giusto compenso), su photoaddict sono più… diciamo così… sbarazzino. Ma lo scopo non è quello di rubare immagini… (l’idea di poter apprezzare una fotografia sul monitor di un computer mi fa francamente un po’ sorridere), casomai è di invogliare all’approfondimento. Proprio ieri ho speso 39 euro per “Gli Americani” di Robert Frank edito da Contrasto. E conto di comprare diversi libri fotografici nei prossimi mesi.
marko
said, 1 July 2008 @ 4:56 PM :
Bellissimo scorcio sulla fotografia dei sentimenti.